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Services d’information pharmacothérapeutique et d’évaluation de l’utilisation de médicaments
Nancy Roberts

Il y a quatre ans déjà, nous avons intégré un volet d’information sur les médicaments au Sondage sur les pharmacies hospitalières canadiennes. Dans le sondage de 2001 2002, nous posons de nouvelles questions en vue d’évaluer les ressources réservées aux services d’évaluation de l’utilisation de médicaments, ainsi que le soutien prêté par des non-pharmaciens aux services tant d’information pharmacothérapeutique que d’évaluation de la pharmaco-consommation.

Dans une proportion de 31 %, les établissements ayant participé au sondage de 2001 2002 ont déclaré réserver du personnel à la prestation de services d’information pharmacothérapeutique et d’évaluation de l’utilisation de médicaments (tableau C 1). Ce chiffre est à comparer aux 24 % déclarés pour le personnel spécialisé en information pharmacothérapeutique en 1997 1998 et à la proportion correspondante de 25 % en 1996 1997. On voit que ces ressources humaines ont pu augmenter du quart depuis le sondage de 1997 1998. Il reste que, en ajoutant les services d’évaluation de l’utilisation de médicaments aux services d’information pharmacothérapeutique dans la formulation de cette question, on se trouve à restreindre la comparabilité entre les données de cette année et les données antérieures. Que le nombre d’établissements déclarant des ETP réservés aux services d’information en question soit encore de 29 comme dans le sondage de 1997 1998 semble indiquer que les réponses à cette question ne témoignent pas d’une véritable évolution des choses.

Dans l’ensemble, le nombre moyen d’« équivalents temps plein » (ETP) affectés aux services d’information pharmacothérapeutique est tombé de 1,25 en 1997 1998 à 1,1 en 2001 2002 dans les hôpitaux ayant un personnel spécialisé dans de tels services. Nous avions déjà indiqué que le nombre de pharmaciens (ETP) affectés à ces services pourrait régresser à mesure que progresserait dans tout le pays le modèle de pratique des soins pharmaceutiques. Si on se reporte aux réponses au sujet des modèles de pratique appliqués (section sur les services de pharmacie clinique), on note que la proportion d’établissements déclarant des soins pharmaceutiques a monté de 66 % dans le sondage de 1997 1998 à 75 % dans celui de 2001 2002. On pourrait donc faire valoir que le temps que consacrent les pharmaciens à l’information pharmacothérapeutique et le temps que passent les pharmaciens donnant des soins pharmaceutiques à livrer de l’information sur les médicaments pourraient ensemble dépasser les valeurs ETP que nous venons de mentionner.

Malgré la diminution générale du nombre moyen d’ETP affectés par les pharmaciens à l’information pharmacothérapeutique, on peut relever des hausses dans les hôpitaux de 100 à 200 lits et les hôpitaux à vocation non universitaire. Dans l’un et l’autre cas, le nombre moyen d’ETP réservés à cette information a monté de 0,1 en 1997 1998 à 0,5 en 2001 2002. La multiplication des nouveaux médicaments sur le marché entre ces deux sondages et la complexification des fonctions de contrôle et d’administration sont peut-être ce qui pourrait amener les petits établissements et les hôpitaux non universitaires à soutenir les membres de l’équipe de soins aux patients en gestion pharmacothérapeutique.

Dans une proportion de 56 % (18/32), les hôpitaux réservant des ressources humaines aux services d’information pharmacothérapeutique et d’évaluation de l’utilisation de médicaments avaient aussi des commis, des techniciens et du personnel de soutien (ETP) affectés aux services d’information pharmaceutique. Pour ces autres groupes, le nombre moyen d’ETP réservés était de 0,3. On constatait surtout une telle affectation de ressources dans les établissements de plus de 500 lits et les hôpitaux universitaires.

Il y a 24 % (29/123) des établissements ayant répondu au sondage de 2001 2002 qui ont déclaré des ETP de pharmaciens réservés à des services d’évaluation de l’utilisation de médicaments. Le nombre moyen de ces ETP était de 0,8 et les établissements déclarant du personnel réservé à de tels services appartenaient en majeure partie à la catégorie des hôpitaux de plus de 200 lits.

Le budget annuel déclaré de livres, de revues et d’autres documents de référence (documents électroniques) s’établissait en moyenne à 17 081 $, soit 122 % de plus que les 7 698 $ indiqués dans le sondage de 1997 1998. Les valeurs se situaient entre un minimum de 400 $ et un maximum de 135 000 $. Cette augmentation appréciable depuis 1997 1998 serait attribuable à la prise en compte du coût des documents électroniques de référence exploités à l’échelle interhospitalière et/ou régionale. Dans bien des cas, on se trouve à partager le budget de livres, de revues et de documents électroniques avec d’autres services (systèmes d’information, bibliothèque des sciences de la santé, etc.), comme l’ont précisé un certain nombre de répondants dans leurs commentaires. Comme dans les sondages passés, la moyenne était nettement plus élevée dans les établissements de plus de 500 lits et les hôpitaux d’enseignement.