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Défis
en gestion des ressources humaines de pharmacie
Y a-t-il pénurie de pharmaciens?
Bonnie Salsman et Steve Long
Le Canada compte 24 500 pharmaciens autorisés à exercer.
Il y en a 80 % dans les pharmacies de détail, 15 % dans les
hôpitaux et 5 % ailleurs. Les facultés de pharmacie
ont une promotion annuelle de 800 étudiants. Les résultats
du sondage paru en 1999-2000 dans le Rapport canadien sur la pharmacie
hospitalière comprennent des données sur les ressources
humaines dans une section spéciale. Ils indiquent un taux
de vacance de 10 % pour les pharmaciens, mais des taux négligeables
pour le personnel auxiliaire (techniciens de pharmacie, commis,
etc.). Il fallait compter en moyenne quatre mois pour combler un
poste de pharmacien. Un certain nombre de répondants jugeaient
que les pénuries de personnel influaient sur les services
assurés. Autre considération : un grand nombre de
pharmaciens seront admissibles à la retraite ces cinq prochaines
années.
Malgré ces pénuries, très peu de services de
pharmacie disposent de stratégies de maintien en poste et
de recrutement, qu'elles prennent la forme de sondages sur la satisfaction
du personnel, de possibilités d'éducation et de formation,
d'échelles de carrière, de primes d'échelons
supérieurs, d'horaires de travail souples, de primes de signature
ou de rémunération de recruteurs. Depuis la mise en
application des dispositions de reconnaissance réciproque
le 1er juillet 2001, les pharmaciens autorisés à exercer
dans neuf provinces ont aussi le droit d'exercer dans d'autres provinces,
d'où une nouvelle source de recrues pour les hôpitaux.
La tendance générale est à une multiplication
des postes de pharmaciens, mais la proportion des heures de travail
qui est consacrée à la distribution, aux soins directs
aux patients et aux tâches d'enseignement et de recherche
demeure la même. Ajoutons que le rapport pharmaciens-techniciens
est toujours de 1:1 environ. Il est possible d'améliorer
le recours aux techniciens de manière tant à garantir
qu'ils exécuteront uniformément leurs tâches
habituelles dans tous les milieux de pratique qu'à leur assigner
d'autres responsabilités (vérification du travail
de techniciens par d'autres techniciens, etc.). Cette délégation
de responsabilités doit être assortie de bons programmes
de formation et d'agrément de techniciens par souci de qualité
et pour une bonne gestion des risques.
Ce sont les pharmaciens et les techniciens qui entrent les ordonnances
en majeure partie et, au Canada comme aux États-Unis (moins
de 10 % des établissements), l'inscription des ordonnances
par les cliniciens n'a pas fait de nets progrès. Il faut
largement associer les médecins à cette activité
pour en assurer le succès, et on a aussi besoin d'une abondance
de dispositifs d'entrée d'ordonnances dans les secteurs de
soins aux patients.
Il faut enfin multiplier les systèmes automatisés
de délivrance d'ordonnances. Le tiers seulement des hôpitaux
s'étaient automatisés. Il s'agissait le plus souvent
de systèmes centralisés.
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